dimanche 18 septembre 2016

Un plan cul ou un amant


Je dirais qu'il faut choisir ! 

Nombreuses sont les filles (dont certaines de mes amies) qui s'imaginent qu'avoir un plan cul c'est avoir un amant. Elles appellent ces plans cul, d'ailleurs, très joliment, un amant d'un soir (voire de plusieurs ?). 

Mais nan nan nan ! Les filles ! Un plan cul c'est un mec qui te fait grimper au septième ciel lorsque tu as envie d'assouvir un besoin sexuel urgent, incontrôlable ... Finalement c'est un sextoy vivant. Pas que tu n'aies pas une ribambelle de vibros et de plugs dans ton tiroir ... Mais parfois tu as besoin d'un sextoy plus doux, moins froid, moins dur. 

Tu l'appelles, il arrive, tu baises ... Ou tu te fais baiser, il prend une douche (et parfois même pas !) et, pour finir, tu lui fais ton plus joli sourire avant de le mettre dehors en refermant la porte comme tu refermerais ton tiroir.

Tu le revois ou tu ne le revois pas tu t'en fous et d'ailleurs, sais-tu comment il s'appelle ? 

Un amant, c'est différent. Tu entretiens une relation avec lui, que vos rencontres soient fréquentes ou non, il compte. Il éveille l'intérêt, le désir de le découvrir ... Tu lui fais une petite place bien à lui dans ton petit coeur. 

Quand tu le rencontres, c'est bestial ! Mais pas que ... Tu aimes plonger dans son regard, tu veux lui donner du plaisir et pas seulement en prendre ... Tu lui parles de tes fantasmes, il te parle des siens et autour de vos échanges se forme un petit monde rien qu'à vous, une bulle d'oxygène hors du temps et secrète dans laquelle il est bon de se laisser aller à toutes vos envies. 

C'est chaud et agréable, il y a des échanges de fluides, d'idées, de regards et de sourires. 

Quant au plaisir ... Il est plus intense, plus vrai, plus cérébral ... 

Il y a juste une chose importante qu'il faut savoir : 
- tu ne revois pas un plan cul ... Tu en cherches un autre où tu reprends ton vibro,
- ton amant sort de ta vie ... Ton petit coeur pique et ta libido subit ton vague à l'âme. 

Consommer ou aimer ... Il faut choisir ! 


lundi 29 août 2016

Besoin

Besoin 
De ma laisse maintenue fermement 
Du cuir de mon collier enserrant mon cou
Besoin 
De n'être rien d'autre que Sa pute
Et servir Ses désirs les plus enfouis
Besoin
De Sa main possessive 
De Son regard fier 
De Son sourire réconfortant 
Besoin 
De n'être qu'un jouet, une poupée docile
Réceptacle de Ses Envies perverses
Besoin
De Sa ceinture s'abattant sur mon cul
De Sa chaleur se répandant en moi
Besoin
De m'offrir et m'abandonner à Lui
Prosternée à Ses pieds 
Lui appartenir corps coeur et âme
Besoin 
De Son plaisir
De Lui 

mercredi 3 août 2016

Overdose de sexe

Nous avions à peine passés le pas de la porte que tu t'agenouillais devant moi, bataillant pour relever mes jupons, soulagé de te délivrer d'une envie obsédante que j'avais décelée dans ton regard depuis le début de la matinée.  

Je me souviens tes mains caressant mes fesses, ta langue enjôleuse flattant mon bouton d'or, remontant jusqu'à mon nombril ... A cet instant déjà, mes pétales débordaient d'impatience.

Tes yeux fripons plantés dans mon sourire malicieux, tu m'avais attrapée par la main et entraînée à l'étage en courant dans les escaliers. 

Nos éclats de rire envahissaient la maison. On aurait dit des gamins qui s'apprêtent à faire une bêtise et qui jubilent d'impatience. 

Ce fut un contact impatient, brûlant, moite en cette fin juillet. Nos peaux glissaient l'une contre l'autre, tu faisais glisser ton sexe sur l'intérieur de mes cuisses et tu t'amusais du fait qu'il trouve si facilement le chemin ouvert, doux et luisant de mon intimité. Mes lèvres glissaient contre ta peau salée, tous nos fluides mélangés transcendaient nos sens. 

Ce jour-là, nous avons fait l'amour jusqu'en fin d'après-midi, oubliant d'économiser nos forces pour la nuit. Nous nous endormions dans les bras l'un de l'autre après un round très intense ou bien nous laissions aller dans une douce torpeur lorsque nos ébats avaient été passionnés et caressants. Il y avait dans cette chambre close une odeur animale, réveillant nos instincts dès que nos peaux se frôlaient. 

Vers 21h, nous avions pris ta moto pour aller chercher de quoi recharger les batteries. Il y a certaines choses qui resteront gravées à jamais, comme ce dîner sur le parquet grinçant de ta nouvelle acquisition. Tu parlais passionnément de cette nouvelle vie que tu voulais démarrer, de tes projets pour cette grande demeure à restaurer. Je ne saurais dire pourquoi mais je savais, à cet instant, que jamais je ne te reverrai. Ton regard croisa le mien et tu as acquiescé silencieusement. Tu as posé ta main sur ma joue, comme un carpe diem, et ton corps a recouvert le mien allongé sur le sol. Tes poings dans mes cheveux, ton sexe vaillant, tu me pris par surprise et lorsque j'ouvris la bouche dans un Oh de stupeur ta langue en pris possession profondément et rageusement. 

Je fus à toi toute la nuit. Tes doigts, ton sexe et ta langue m'ont lentement parcourue, pénétrée, dilatée et lorsque ton index vint trouver ma zone de plaisir à l'intérieur de moi, je ne contrôlais plus rien. Penché au dessus de moi, sur le côté, tu me regardais danser et onduler, m'empalant sur ta main, cherchant moi-même plus de plaisir, oubliant la pudeur et totalement indécente, comme en transe. 

Tu as joui une dernière fois du spectacle en un râle puissant juste en te frottant contre ma jambe, alors que je m'effondrais épuisée de la déferlante d'orgasmes qui m'avait secouée.  Nous étions à bout de force, dans un état second, loin de la réalité, loin des convenances, une bulle de stupre addictive dont nous étions accro ...

Je me souviens d'un réveil endolori, gêné et silencieux. 

Je restai longtemps dans le bain que tu m'avais fait coulé. Le petit déjeuner était délicieux. Ton regard fuyant croisa mon sourire timide et tu vins m'embrasser tendrement. 

Nous nous sommes finalement revus quelque fois mais je crois que toi comme moi recherchions cette merveilleuse première fois, ce shoot de sexe intense qui nous avait emporté ... Mais nous ne l'avons plus jamais retrouvé.

mercredi 27 juillet 2016

Au brasier de tes désirs

Au brasier de tes envies, je me suis réchauffée.

Tu as attisé le feu qui couvait, de tes mots et de tes gestes.

De ton souffle, tu as fait rougir les braises jusqu'à enflammer mon corps.

Au brasier de tes envies, t'es-tu consumé entièrement ?

Te laisseras-tu réchauffer par ma peau brûlante de désir ?

Sous les cendres, les braises rougissent-elles au souffle de nos évocations ?

Ton corps s'enflammera-t-il encore au brasier de mes envies ? 

Brûlons encore dans nos volutes fantasmatiques, sans contrôle, en pleine confiance, nous alimentant l'un l'autre, libres mais attentifs.

dimanche 10 juillet 2016

Créature divine

Lorsque ses désirs deviennent mes envies et que ses images deviennent mes fantasmes, que la fusion des esprits et des sens nous brûle de l'intérieur, l'irréel devient réel.

Il est assis dans ce vieux fauteuil club. Ses yeux brillent d'une intensité qui m'embrase instantanément. J'observe sa main sous son menton et l'index qui vient inconsciemment caresser ses lèvres. 

L'ambiance est feutrée dans cette belle cave voûtée. Velours, cuir, candélabres et bougies donnent à la pièce une atmosphère propice au stupre.

Son parfum poudré m'enveloppe alors qu'elle place une mèche de mes cheveux derrière mon oreille. Son visage se rapproche de moi et je ne peux détacher mon regard de ses lèvres rouge carmin. Elle est belle, une créature faite pour l'amour. Une bouche charnue et accueillante, des yeux de biche, une poitrine généreuse, une taille enserrée dans un corset de satin noir, un sexe lisse, orchidée à peine éclose qui garde tous ses mystères, des jambes galbées sublimées par des bas couture et des talons vertigineux. Elle se déplace avec tellement de grâce qu'à chaque mouvement je m'attends à la voir s'évaporer en volutes fantasmatiques.

Je croise son regard et il me sourit. Ses lèvres entrouvertes m'en disent long sur son impatience et son excitation. Je devine les battements de son coeur et sa queue qui palpitent à l'unisson. D'un mouvement de tête, il fait sauter le dernier verrou, libérant mes pulsions.

Mes doigts viennent frôler ses lèvres et, mue par une irrésistible envie, je l'embrasse profondément. Je me laisse aller à savourer ses baisers tout en légèreté, d'une douceur et d'une volupté incomparable. Je m'abandonne au plaisir dans un soupir de bien-être, envoûtée par ses charmes ineffables. Nos langues se cherchent, goûtent, dansent et nos lèvres glissent, jouent et se sourient.

Elle caresse mes seins à travers la dentelle. Sous ses mains habiles, mes tétons pointent déjà, sous la promesse de sa bouche gourmande. Elle écarte la fine barrière de tissu et vient percuter mes globes dressés de ses lèvres pulpeuses. Elle suce, lèche, tête, avec une frénésie toute féminine dans laquelle je me retrouve et je sens déjà mon ventre s'échauffer. Mon sexe se gorge de désir. J'ai envie d'elle.

Je le regarde et mon excitation est à son comble. Je pourrais jouir de le voir se masturber, jouir de cette lueur de fierté, jouir de son plaisir, jouir de lui offrir ce spectacle érotique et sensuel.

Je m'agenouille devant elle et lappe délicatement sa jolie fleur. Sous mes caresses humides et délicates, elle s'ouvre et m'offre son nectar.  D'un doigt, je masse l'entrée de sa chatte si accueillante tout en me concentrant sur son petit bouton que je sens déjà sortir de sa corolle. Je la veux offerte, terrain de mes explorations, sculpture que je façonne sous la lumière chaude et dansante des bougies.

Puis tout se mélange, nos peaux satinés, nos soupirs, nos fluides, nos bouches, nos mains et nos orifices, nos gémissements et nos jambes, créatures d'argile modelées dans une débauche orgiaque. 

Le reste n'est que folie lorsqu'enfin, il nous rejoint.

samedi 2 juillet 2016

Il y a des jours comme ça


spleen

Il y a des jours comme ça où tu te réveilles avec une boule d'angoisse au fond de ton ventre, où des lambeaux brumeux de chimères oniriques s'accrochent à tes paupières.

Il y a des matins où tu te lèves en ayant l'impression de traîner une peur viscérale à tes pieds comme un boulet.

Tu ne sais pas d'où ça vient et tu sais encore moins pourquoi ça te tombe dessus.

Un seul constat : c'est lourd et étouffant.

Tu t'extirpes tant bien que mal de tes draps et t'effondres sur le canapé, affaissée et faible.



Tu te dis que ça ira mieux après une bonne douche et tu puises dans tes maigres forces pour entraîner ton corps qui résiste, comme si tu menais une bataille décisive contre toi-même.

Tu te sens prise dans un étau sombre et poisseux, comme si ton sang était épaissi de toute cette mélancolie et de tout ce désarroi que tu ne comprends pas.

Le spleen t'envahit et lorsque les premières gouttes d'eau rencontrent ton visage, elles se mêlent à tes larmes.

Et là tout bascule ...

Tu te déverses comme si ton âme voulait s'évader de cette prison de supplices.

Ton visage se crispe et se déforme dans cette douloureuse échappée.

Ta gorge se serre mais tes larmes, en renfort, gonfle ton âme furieuse de s'être laissé terrasser.

Ton cri résonne comme une délivrance.

Tu t'allèges et reprends des forces alors que tu sens l'eau brûlante frapper ta peau. L'amertume et la morosité disparaissent, coulant de ton corps jusqu'à s'écraser sur l'email étincelant, éclatant en mille éclats de douleur apaisée.

Tu t'éveilles alors à la vie, comprenant que tes cauchemars avaient franchi la limite interdite.

Tu files au boulot, en retard, faisant claquer tes talons sur les pavés, en te demandant vaguement pourquoi, puis tu oublies, prise dans le tourbillon de la vie, avant même de penser à te protéger mieux...

dimanche 26 juin 2016

Baise sauvage


Lorsque je me prosterne à Ses pieds, l'esprit libre, le cul en l'air, offert à Ses moindres désirs, je deviens Sa salope docile.

Lorsqu'Il fait Son tour d'inspection, prenant soin de frôler mes seins du bout de Ses chaussures, de déposer cérémonieusement sa ceinture juste à côté de mon visage, l'odeur du cuir m'envahit, me transporte dans notre bulle et une boule de désir gronde dans mon ventre.

Lorsque le bout de Ses doigts glissent le long de mon dos jusqu'à ma fente humide, mon corps se cambre encore plus d'envie de Lui, l'appelant de toutes ses forces.

Lorsqu'enfin j'entends la fermeture éclair, que je sens sa queue déjà dure et son gland humide venir caresser ma chatte luisante et mes fesses gourmandes, je Le supplie de me prendre.

Lorsqu'Il me possède enfin, puissamment, qu'Il me défonce sauvagement, qu'il passe d'un orifice à l'autre dans un râle de plaisir, je ne suis plus que Son objet, Sa pute, prête à Le servir et à Lui obéir.

Lorsque Sa ceinture vient s'abattre sur mon dos, mes fesses, Il m’électrise et j'entre dans Son monde de sensations nouvelles, différentes, intenses, jouissives au-delà de tout ce que j'ai connu.

Le plaisir emporte tout sur son passage, comme une vague puissante et destructrice. Il ne reste alors rien d'autre que Lui, que la luxure dans laquelle je me vautre avec délice, Sa queue que je réclame, le plaisir des sens et la perversité de nos âmes enfin mises à nu.

Rien d'autre n'existe que la fierté et la satisfaction que je lis dans Ses yeux, Ses caresses et Ses gestes dont moi seule connais la signification.

Lorsque je Lui offre mes larmes après un subspace divin, je suis à Lui comme jamais, je Lui appartiens corps et âme et Il est lié à moi à jamais.

Alors, dans un murmure, je lui susurre un encore ...

dimanche 8 mai 2016

Découverte du BDsM

Relation D/s
Vous savez ce qu'on dit : il ne faut jamais dire jamais. 

Et j'avais dit que jamais je ne serais soumise. C'était impensable, pour moi que, de nos jours, une femme se soumette à un homme. Dans mon esprit, une femme devait être forte pour survivre dans notre monde et je voyais la soumission comme une preuve de faiblesse.



Je regardais tout cela de loin, de mon monde vanille, jugeant sans savoir, avec mon éducation et les codes moraux de notre société. 

Puis, voilà que je traîne sur les réseaux sociaux (oui je sais c'est chronophage), en partie d'ailleurs pour faire connaître ce blog. 

Mon profil qui se veut sensuel en attire de nombreux divers et variés : des blogueurs (ils sont partout), des libertins en tout genre (j'ai découvert un nombre de pratiques incroyable), des travestis, des dominants, des dominas (qu'est ce que c'est que ces bêtes), des soumises, des soumis, des esclaves, des Maîtres (maîtres de quoi ? De qui ?). 

Après un mois d'échanges plus ou moins interessants, entre les morts de faim qui vous  envoient leur bite en MP comme si c'était le Saint Graal (non Messieurs je ne tombe pas en pâmoison devant vos attributs phalliques et loin s'en faut), les soumis qui cherchent désespérément des Maîtresses pour les dominer (Oui apparemment la loi de l'offre et de la demande est impitoyable), des dominants qui se prennent pour Christian Grey, des fantasmeurs frustrés qui finissent par vous insulter en vous traitant de pute ou de salope au moindre refus, des libertins adorables mais toujours pressés, un simple bonjour attire mon attention. Il a un nom un peu hautain qui me fait sourire mais nos premiers échanges sont cordiaux. C'est un Dominant. 

Autant vous dire que j'ai sauté sur l'occasion et que, voyant qu'il etait enclin à répondre à mon insatiable curiosité, je lui ai posé toutes les questions qui me venaient à l'esprit sur son monde, ses codes, et sa vision du BDsM. 

Et là, je ne saurais l'expliquer, mais au fur et à mesure de nos conversations, j'ai senti qu'un verrou sautait. Mon ventre grondait d'un besoin enfoui, mon esprit s'ouvrait à de nouveaux horizons. Je me suis traitée de folle bien entendu et j'ai même pris peur et pris la fuite, un temps, pas longtemps. Il est resté là, patient, compréhensif, rassurant, maître de la situation, sûr de Lui.  

J'ai fait un premier pas vers Lui, il a accepté de me guider. Puis un second, j'ai eu besoin de Lui dire ce que je ressentais, ce dont j'avais besoin et nous avons décidé de nous rencontrer. 

L'évidence a frappé si fort que je me suis retrouvée à genoux, à Ses pieds, pour lui demander d'être mon Maître. Il a pris mon visage dans ses mains et m'a dit qu'Il était fier et heureux. Je suis devenue Sa soumise naturellement, sans la moindre hésitation, sans le moindre malaise. J'ai appris qu'il faut être forte pour accepter de se soumettre, pour lâcher prise et laisser le contrôle à un autre. 

Une nouvelle vie commence pour moi, j'entre dans un nouveau monde que je découvre petit à petit avec délectation et soumission. 


mardi 8 mars 2016

8 mars : journée internationale des droits de la femme

Je m'étais dit que je ne ferais pas d'article particulier en ce 8 mars, que l'essentiel serait dit mille fois et que tout ce que je pourrais dire ici serait redondant.

Pourtant, à cette heure tardive, après avoir passé la journée à entendre des "vive la journée de la femme", "bonne fête" ou "vive les femmes", je ne me sens bafouée.

Après avoir vu dans les vitrines des magasins de nombreuses promotions en tout genre, soit disant en l'honneur des femmes : "une rose pour un bouquet acheté", "un mascara offert pour un parfum acheté", "un foulard offert pour une robe achetée", je me sens dévalorisée.
 
C'est tellement réducteur que ça en devient odieux.

Non ce n'est pas un jour où nous fêtons la femme ! Le message est faussé, tellement qu'il en devient sexiste. La société de consommation s'en est emparé et l'a complètement dénaturée.

Le 8 mars est la journée internationale de lutte des femmes, pour l'égalité des droits. Une journée pour cristalliser toutes les revendications, toutes les inégalités, pour faire bouger les choses, évoluer les mentalités. En aucun cas il ne s'agit d'un hymne à la féminité. 


Rappelons nous que l'égalité entre hommes et femmes au niveau des droits est encore loin d'être acquise, dans le monde, mais même ici en France.
  • Le droit de vivre sans violence,
  • Le droit à l’éducation,
  •  Le droit de participer à la prise de décision, 
  • Le droit de recevoir un salaire égal pour un travail égal, 
  • Le droit de choisir une contraception, etc.
Sont loin d'être acquis pour chacune des femmes de ce monde.

Mais nous nous devons d'avancer pour chacune de nous, nous devons  nous faire entendre pour toutes celles qui ne le peuvent pas.

Rappelons nous qu'il n'y a pas si longtemps, les femmes n'avaient pas le droit de vote en France. Pas après pas, nous nous devons faire évoluer les mentalités. 

Je ne suis pas du genre à partir en guerre. Je ne me veux que le vecteur du réel message véhiculé par la journée internationale du 8 mars.

Je vous laisse donc méditer sur ces quelques tristes constats en image ...




samedi 13 février 2016

Baiser sauvage

Baiser fougueux
Lorsque j'étais entrée dans son bureau pour faire le point hebdomadaire sur les procédures en cours, j'avais été percutée de plein fouet par un chaos indescriptible. Les livres gisaient sur le sol, comme fanés, après une chute violente de la bibliothèque. Le bureau si méticuleusement rangé d'habitude était nu. Tous les objets y reposant habituellement étaient éparpillés sur le parquet, brisés, démis, froissés. Le fil du téléphone était arraché et le combiné se balançait énergiquement dans le vide. Je levai les yeux, éberluée, et vis mon boss tourné vers la baie vitrée. Ses épaules se soulevaient nerveusement et je n'eus aucun doute sur l'auteur du méfait.

Je reculai d'un pas, silencieusement, gênée d'entrer ainsi dans l'intimité de l'homme, de m'immiscer dans la tornade de colère qui semblait s'agiter en lui. Hébétée, je laissai tomber mon cahier au sol. Les feuilles volantes semblèrent un instant suspendues dans l'atmosphère tendue qui régnait dans la pièce. Alors qu'il se retournait et prenait enfin conscience de ma présence, mes sens de mirent en alerte et je sentis l'angoisse monter en moi. Je fis volte-face et me précipitai en direction de la porte. J'entendis comme une respiration crispée juste derrière moi et avant même de poser la main sur la poignée je fus brutalement retournée et plaquée contre le mur. 

Ses yeux sombres brillaient de cette lueur qui le caractérisait parfaitement. Une sorte d'étincelle à la fois intelligente et moqueuse qui avait toujours été présente dans son regard. Je m'étais parfois perdue dans les méandres de mon esprit, hypnotisée par sa présence, le détaillant lorsqu'il était concentré sur  un dossier. Il se dressait devant moi, charismatique, son visage sévère aux traits tirés par une tentation que je devinai parfaitement. La seconde d'après, des lèvres fines et brûlantes s'écrasaient sur les miennes. 

Je cherchai à me débattre malgré la prise puissante qu'il m'imposait. Plaquée contre le montant en bois, tout mon corps écrasé par celui de mon supérieur, je ne pouvais me détourner de la pression de ses lèvres sur les miennes. Il avait remonté ses grandes mains jusqu'à mon visage, n'ayant aucun mal à le tenir en coupe pour l'empêcher de bouger. Je gémis, totalement effrayée mais déjà excitée de me retrouver dans pareille situation. Ses yeux noirs étaient toujours plantés dans les miens et je crus presque y discerner un certain amusement alors qu'il tentait de forcer le barrage de mes lèvres. Dans un gémissement, je lui offris la faille, et sa langue inquisitrice vint chercher la mienne avec ardeur. Ses mains pâles se perdaient dans mes cheveux, les emmêlant, les tirant en cherchant à me rapprocher plus encore de lui. Ses lèvres et sa langue se faisaient voraces, forçant ma bouche à lui répondre sans que je n'aie plus aucun moyen de savoir si je le faisais de façon consciente ou inconsciente. Mon univers entier semblait tanguer à mesure qu'il m'embrassait toujours plus passionnément.

Il grogna, poussant l'évidence de son désir plus durement encore contre mon ventre, et mordant ma lèvre inférieure jusqu'à ce que je gémisse de douleur. Il la relâcha bien avant de me faire réellement mal et plongeait sa tête dans mon cou, aspirant mon lobe d'oreille et mordant délicatement ma mâchoire. 

Reprenant mon souffle, je mis mes mains sur le torse de mon supérieur et le poussai de toutes mes forces. Je m'imaginai réussir à le déstabiliser et, peut-être, lui faire reprendre ses esprits.     

Je croisai alors  son regard sombre, frissonnant de tout mon corps face au sourire carnassier qu'il me renvoya aussitôt. Apparemment un peu de résistance n'était vraiment pas pour lui déplaire et je dus me faire violence pour ne pas rester le dos collé à la porte comme une idiote. 
Je saisis enfin la poignée de la porte et m'enfuis en courant. 



Arrivée chez moi, je me debarassai promptement de mon trousseau de clefs dans la coupelle à bazar dans l'entrée. Ce petit tintement familier me permit de relâcher la pression en un instant. Avec un soupir las, je me laissai tomber sur le sofa et retirai mes chaussures en glissant un index entre le cuir et son talon. Je massai longuement mes pieds douloureux d’une journée passée à courir de service en service pour échapper à mon patron. C'était bien la dernière fois que je portais des escarpins neufs pour aller au bureau. Un instant, je me demandai pourquoi une réflexion aussi futile me venait en tête, après ce que j'avais vécu en début de journée. 
Puis, je rejetai ma tête en arrière, me calant confortablement sur le canapé, en portant une main au premier bouton de mon chemisier et libérai mon décolleté tout en frôlant ma peau jusqu'à la naissance de mes seins. 

Je fermai les yeux et me laissai glisser avec volupté dans ces souvenirs inavouables, un léger sourire aux lèvres ...